22 juin - Nous avons rendez-vous ce jour dans la vallée de l'Ardèche. Il faut y être de bon matin, aussi nous
prenons deux véhicules mis à disposition par nos épouses. auxquelles nous avons laissé quartier libre. Elles iront visiter, entre autres sites, la Ferme des Crocodiles de Pierrelatte.
Arrivés sur la plage du loueur de canoé, nous sommes aussitôt équipés de rames et de bidons. Quelques frileux s'équiperont d'une combinaison de plongée. Après quoi, nous grimpons dans un autobus
qui va nous amener, après une bonne heure de route, au débarcadère de départ où l'on nous attribue des canoés de différents types. Un monoplace, un classique "Ardéchois" à deux places, avec ses
deux pagaies, et 3 biplaces insubmersibles (mais renversables).
Nous tirons donc ces canoés vers la plage de départ et partons pour l'aventure.
Dans quelle galère sommes-nous montés, Antilope Loquace ne parle plus, ou peu quant à Bison, il use ses
forces à diriger un canoé indiscipliné. Ce n'est qu'aux bouts de nombreux coups de rame stériles qu'à jaillit l'étincelle : ramer à babord pour virer à tribord, et inversement. Un retournement
du canoé dans un premier rapide : l'expérience étant une suite d'erreurs, le canoé devient enfin un jouet. Mais les efforts fournis inutilement se feront sentir en fin de parcours. Dans leur
bidon, il y avait l'essentiel du repas, un petit prélèvement remontera le moral d'Antilope dont l'oeil est déjà marqué par un cocard qui virera au bleu en fin de soirée.
C'est donc vers 21 heures que nous avons atteint l'arrivée. Crévés et fourbus. par un Mistral qui prenait
notre esquif de face ou nous dirigeait vers les rochers. Au bilan, après 32 kilomètres de descente, 2 à 3 chavirages pour chaque canoé : un cocard et une hypothermie, quelques genoux et coudes
écorchés. Mais la satisfaction générale d'avoir accompli un exploit.
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